La linotte mélodieuse


Quand on connait, c’est facile. Sinon, il faut demander.

Alors que je m’affairais (ou vaquais, ça fait plus bio) à développer quelques RAW sur mon PC, un petit oiseau est venu se poser à quelques mètres de la fenêtre de mon bureau. Commence alors le travail d’identification pour connaître le nom du visiteur du jour. Pour tout vous dire, un terrible lumbago ne gène considérablement et je préfère demander son avis à Cathy Gournay (du groupe A tire d’Ailes) pour aller plus vite. 7″30 plus tard, la réponse tombe : « tu as pris là une jolie Linotte mélodieuse mâle ».

Description

Comme d’habitude chez les oiseaux du jardin, beaucoup d’entre eux se ressemblent à quelques détails près. Si en plus, le mâle et la femelle possèdent des plumages différents qui changent selon la saison, et bien l’identification n’est point aisée pour un novice comme moi.

Au premier abord, je pensai à un mélange de moineau et de pinson des arbres. Mais la teinte rouge, notamment sur le front, m’a orienté vers un sizerin flammé dont j’ai fait la connaissance récemment au fond du jardin. En fait, la teinte rouge sur la poitrine est le signe du mâle Linotte en période de reproduction.

Il fait partie de la famille des fringillidés, pèse une vingtaine de gramme pour une quinzaine de centimètre. En dehors de la période de reproduction, les linottes ont un aspect plus terne virant du gris au marron en fonction des sexes. D’ailleurs, en fonction de la prise de vue, le rouge étant moins visible, la queue étant noire et rayée de blanc, le dos marron….on dirait un mélange de moineau et de pinson des arbres. Non ?

Cet oiseau est un grand consommateur de graines. Il préfère donc les champs, les friches ou les haies. Pour ces dernières, évitez de les tailler d’Avril à mi-Septembre car les linottes peuvent y nicher très tardivement. Les produits utilisés dans les champs sont certainement à l’origine de la baisse du nombre d’individus.

Je vous laisse deviner pourquoi on l’appelle « Mélodieuse » : Chant de la Linotte mélodieuse

Anecdote

En faisant quelques recherches sur les ouvrages en ma possession, j’ai découvert que cet oiseau, qui n’est pas soumis au lumbago, peut parcourir des centaines de kilomètres lors de sa migration vers le sud….ou vers le nord, quand il remonte. C’est bien connu, le sud, c’est bien pour les vacances. Le nord, c’est pour tous les jours. (Clin d’œil à Cathy).

Pour info, une linotte baguée en 1965 dans mon secteur a été contrôlée trois ans plus tard au Maroc avec 1993 kilomètres au compteur. Un autre volatile a été flashé au radar également en 1965. Il a été contrôlé dans le sud de l’Espagne à peine treize jours après son baguage, soit tout de même une moyenne de 125 kilomètres parcourus par jour.

Un petit dernier pour la route : Le record de longévité revient à une linotte baguée en aout 1971 et contrôlée en janvier 1982, soit plus de 10 ans et demi plus tard.

Deux photos prises après la parution de cet article; il s’agit d’un juvénile mâle.

 

Comme toujours sur mon blog, les photos sont prises dans mon jardin et les infographies sont faites par bibi. Si vous aussi, vous voulez observer la biodiversité dans votre jardin alors arrêtez le bitume sur vos terrasses et la pelouse bien rase. Laissez un petit coin sauvage avec pourquoi pas une petite mare. Si ce n’est pas possible, abonnez-vous à mon blog (cliquer ici) ou suivez moi sur Facebook (cliquer ici)

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