L’aurore.


Annonciateur du printemps, ce papillon est plein de ressources. Vous le savez, la nature est bien faite. Démonstration.

Présentation

Alors que je vaquais à mes occupations habituelles au jardin, l’aurore est apparue. Non, je ne jardine pas à 6h du matin. Cet aurore là est un papillon. Pourtant très répandu dans la région, si j’en crois mes lectures sur internet, c’est la toute première fois que j’en observe un spécimen.

L’identification de ce papillon est inratable. Virevoltant sans cesse, la couleur orangée du bout de ses ailes tranchant avec le reste blanc immaculé se voit de très loin. Cette teinte faisant penser au soleil levant, les entomologistes l’ont tout simplement et poétiquement appelé « Aurore ».

D’environ 50mm d’envergure, ce papillon fait partie de la famille des piérides, tout comme le Gonepteryx Rahmni (citron) ou le piéride du chou, du navet,…et il s’agit bien entendu d’un papillon diurne.

Spécificité

Le mâle et la femelle se ressemblent comme deux gouttes d’eau. On peut tout de même les distinguer facilement car Monsieur Aurore possède une tâche orangée sur le sommet des ailes antérieures. Le spécimen observé dans mon jardin n’en possédant pas, j’en conclus qu’il s’agit d’une femelle.

Ce papillon ne vit à l’état adulte que quelques semaines. Sa principale activité à ce stade est donc la reproduction. Il choisit toujours une plante de la famille des Brassicacées ou Crucifères, chou, moutarde, roquette, alliaire, radis… pour y pondre UN œuf. Celui-ci deviendra larve puis chenille et se nourrira de sa plante hôte avant de devenir adulte. Notons que la semelle en pondant sur une plante libère une phéromone répulsive qui fait comprendre aux autres femelles que la place est prise. Il n’y a donc pas de concurrence inutile et la larve peut s’épanouir sans problème.

Un démineur hors pair

Figurez-vous que les crucifères possèdent une défense anti-herbivores que notre aurore sait déjouer. Un herbivore qui vient s’en prendre aux feuilles de ces plantes aurait une mauvaise surprise. Deux substances chimiques toxiques et répulsives se trouvent dans des cellules de ces feuilles. La mastication les mélange et provoque sur « l’agresseur » une bien désagréable sensation appelée par certains la bombe M. L’homme est souvent en contact avec cette bombe chimique et personnellement, je ne suis pas signataire des accords de non prolifération des armes chimiques puisque je sème régulièrement des….radis. Et oui, le picotement que l’on ressent est en fait une défense naturelle contre les prédateurs. Nous, on aime ça et visiblement notre aurore aussi car ce papillon en est immunisé.

Conclusion

Comme je le répète régulièrement, si comme moi vous voulez observer ce papillon ou bien d’autres espèces d’animaux dans votre jardin, laissez tomber les espaces aseptisés où seule la pelouse bien rase règne en maître. Laissez au moins un coin sauvage ou une mare et vous verrez comme la nature vous le rendra.

 

 

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