La filtration du bassin.


Filtration du bassinFaut-il une filtration au bassin ?

Avec ou sans ? Pour ou contre ? Comment avoir de l’eau claire au bassin sans que cela me coûte un bras ? Choisir un kit de filtration du commerce ou en construire un moi-même ? Découvrez pourquoi je me pose tant de questions sur le sujet en lisant cet article.

equipement du bassin

 

 

 

Je ne reviendrai pas sur la réalisation du bassin mais je vous invite à relire l’article s’y afférant. Le principe de la circulation de l’eau dans le jardin et plus particulièrement dans le bassin mérite d’être précisé. Comme un petit croquis vaut mieux qu’un grand dessin…Principe d'écoulement des eaux

Le bassin d’une vingtaine de mètres carrés pour une profondeur moyenne de 60cm est partiellement hors sol. A l’origine, l’eau circulait depuis le bassin 4 vers la cuve 2 puis se déverse dans le lagunage 3 avant de revenir dans le bassin. Celui-ci étant en parpaings avec un fond en béton, quelques fuites se produisent d’où un appoint en eau depuis l’étang 1. Un trop plein du bassin renvoie l’eau du bassin vers l’étang en cas de débordement. Ce système avait une efficacité limitée. En effet, il m’obligeait à procéder à un nettoyage entier du bassin au minimum une fois par an avec à la clé, un stress pour les poissons et un lumbago assuré en fin de journée. Le lagunage, comme je l’ai décrit dans un article précédent, n’a pas un rendement optimum puisque l’eau arrive par le dessus et non par en-dessous. Cherry on the cake : lors de la réalisation du bassin, je n’ai pas eu la possibilité de mettre une bonde de fond qui m’aurait facilité son vidage. Bref, comme vous pouvez le constater, mon installation est, comment pourrais-je le dire ? , perfectible. Oui, c’est ça : perfectible !

premier essai de filtration

 

 

 

Las de faire des lumbagos tous les ans, je décide de me rencarder sur les systèmes de filtration vendus dans le commerce : Crise d’apoplexie suivie d’une attaque cardiaque achevée par une rupture d’anévrisme. Non pas pour moi mais pour ma ministre des finances. Si on écoute les représentants de ces services marchands, pour avoir un eau limpide, il me faut installer filtres multichambres, à tambour, à grille, pompes ultra performantes, bulleurs perfectionnés et UV dernier cri sans oublier écumeurs ou autres osmoseurs. Minimum de budget : 1 500 € et sans maximum. J’ai vu des installations à plus de 30 000€ sur le net. Fort heureusement, je suis un bon bricoleur mais cette fois, je me renseigne auprès de « sachants » avant de me lancer.

filtre initial

Renseignements pris, je me lance dans la réalisation de mon tout premier filtre. La cuve en béton fera l’affaire (du moins, je le croyais). Pour qu’un filtre soit efficace, il lui faut au moins 3 chambres étanches : 2 pour la filtration mécanique et une pour la filtration biologique. Pour ne pas trop investir, je choisis des panneaux de bois pour réaliser les parois. Oui, je sais : du bois dans la flotte, zinzin le gars ! Savez-vous que les fondations de la cathédrale de Paris (comme beaucoup d’autres bâtiments d’ailleurs) reposent exclusivement sur des pieux en bois entièrement immergés ? (voir ici pour les sceptiques). Et oui, le bois entièrement plongé dans l’eau ne pourrit pas ou très lentement. Bref, voici donc mes cloisons posées avec dans l’ordre :

  1. Cuve avec brosses pour retenir les plus grosses particules.
  2. Cuve avec tapis japonais pour les plus fines.
  3. Cuve avec des Hel’X pour support bactériologique.
  4. Cuve pour mise à l’abri des plantes aquatiques en hiver.

L’arrivée de l’eau se fait par le bas de la cuve 1. L’eau ressort par le haut et traverse la cuve 2 puis arrive en bas de la cuve 3 avant de se rejeter vers le lagunage par un tuyau pvc. Une importante aération est réalisée dans la dernière cuve pour favoriser la prolifération des bactéries chargées de dévorer les déchets qui auraient réussi à passer au travers des deux premières cuves.

cuve porte filtre

Après deux semaines d’utilisation, l’eau du bassin est devenue claire.

Terminé le nettoyage fastidieux des 10 à 12 m3 du bassin et ce….pendant 3 ans. Bin ? et après ? Que s’est-il passé ? Aurais-je omis un tout petit petit détail ?

mortalité en série

 

 

 

L’hiver 2018 aura été un peu particulier sur la côte d’opale. Il aura été très pluvieux et tempéré en décembre et janvier puis il y eu une brève mais intense période de froid avec des températures flirtant avec le -10°c. Puis rebelote, un printemps humide et tempéré qui aura mis à rude épreuve la santé de mes poissons rouges et autres carpes kois. La remontée brutale des températures a mis en « appétit » les occupants du bassin et les séances de fraies se sont enchainées au point qu’une certaine surpopulation commence sérieusement à me préoccuper.

Trop de carassins et de poissons rouges, des kois vieillissantes (15 ans pour la plus âgée) et la décision est prise : je vais en retirer une grosse partie. Je trouve un amateur sur le bon coin qui veut bien faire le déplacement (plein de boubourses qui m’appelle en disant qu’ils vont venir mais qui ont certainement du faire un décroché par Saturne). Le plus dur reste à faire : les attraper. Après une demi-journée avec l’épuisette, l’eau est devenue toute trouble et seule une vingtaine d’individus ont été interpellés. Juste après cet épisode, j’introduis dans le bassin trois nouveaux nénuphars, un thalia et trois toutes petites kois de 7 cm (bin ouais, Madame a craqué). Je décide également de nettoyer les brosses du filtre. Une semaine après tout ce remue-ménage, les ennuis commencent.

L’eau reste très trouble et certains poissons donnent quelques signes de détresse. Je met en route ma pompe depuis l’étang et je change 50% de l’eau. Les kois ne s’alimentent plus et restent immobiles dans le fond du bassin. Certains poissons attrapent des rougeurs sur le corps. Il faut faire vite, l’équilibre du bassin est en danger et il me faut de l’aide. Alors là, Mesdames, Messieurs, chers lecteurs, attention aux bonimenteurs et autres cultivés du bulbe qui connaissent tout sur tout et vous prennent….pour un représentant de la famille des colombidés, un pigeon quoi ! Sortez votre chéquier : il faut acheter ça, puis ça et encore ça sans oublier ceci. Bref, je me tourne vers quelques contacts que j’ai sur des groupes facebook ou sur des forums spécialisés pour savoir ce qu’il faut vraiment faire.

Je fais procéder à une analyse de l’eau qui s’avère bonne mais le professionnel auquel je m’adresse me dit déceler d’anciennes traces de nitrite. Dans la discussion qui s’engage, je lui dit que j’ai 100 litres d’Hel’X dans mon filtre. Il m’a pris pour un demeuré en me disant qu’il fallait tout retirer pour mettre de la pouzzolane. Mouais, en attendant, trois semaines se sont écoulées et plusieurs cadavres ont été retirés. Koi dans bain de sel Je tente un bain de sel sans iode sur un poisson rouge en détresse (qui s’en remettra) puis sur trois kois très moribondes. Deux d’entre elles ne survivront pas. Il s’agit à priori d’une maladie mais sans microscope (et oui, encore du pognon à dépenser), bien malin celui qui sait. koi morte après trois semaines de lutteSur un conseil d’un internaute, je tente l’opération de la dernière chance : un traitement à l’omnipur.

Après quelques jours, l’eau verte fluo s’est éclaircie et au bout d’une semaine, l’appétit des poissons revient. La crise est passée mais il me faut trouver la réponse à tout ce bazar pour éviter que cela se renouvelle.

analyse et conclusion

 

 

 

Introduire dans le bassin des nouveaux poissons ou de nouvelles plantes sans les mettre en quarantaine n’est vraiment pas recommandable. Remuez le fond du bassin pendant une demie journée avec une épuisette pour attraper quelques poissons ne l’est pas tout autant. Toutefois, cela n’est pas la première fois que je fais cela et ce n’est jamais arrivé. La chance du débutant ? Possible.

Un internaute très avisé m’a fait remarqué qu’un pic de nitrite n’arrivait jamais juste après l’introduction de nouveaux locataires et qu’il fallait plutôt chercher du côté de la filtration. Un détail l’intriguait à juste titre : Ma filtration n’a pas de vidange. Cela crée dans le fond de chaque compartiment une zone morte où les mauvaises bactéries et autres parasites peuvent proliférer. Ma cuve de filtration devient de ce fait un simple bac de décantation. C’est décidé, n’ayant pas les moyens financiers d’acheter un filtre du commerce, je vais en fabriquer un.

Pour suivre sa construction pas à pas, cliquez sur ce lien. En vous inscrivant gratuitement, vous serez le premier à découvrir mon petit tuto et à savoir comment je suis arrivé à ce résultat.

Un grand merci à tout ceux qui m’ont aidé de part leurs conseils avisés voire critiques : c’est en reconnaissant ses erreurs que l’on avance. Merci donc aux membres et administrateurs de ces sites :

Forum bassin

Bassin de jardinPassionné de bassin

 

 

 

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