La division du nénuphar.


Si comme beaucoup vous êtes nuls en maths, vous allez vite comprendre que 1 divisé par 4 cela fait…..……4 !

Voilà ! L’été ce termine. Les arbres perdent leurs feuilles. Les papillons se font plus rares. Il est temps de faire un peu de ménage dans le bassin.

Cette année, les nénuphars ont été très florifères. Cela fait bien 3 ou 4 ans qu’ils sont en place et un rafraichissement s’impose. Chez moi, ils sont tous plantés dans des récipients. L’inconvénient est qu’ils se développent moins vite qu’en pleine terre mais les avantages prennent le dessus. Premièrement, il ne faut pas oublier que le nénuphar devient très vite envahissant. Son rhisome s’étend très vite et développe beaucoup de feuilles pour réaliser sa photosynthèse au détriment du fleurissement. Quand ils sont en paniers, il est très facile de les sortir de l’eau pour les multiplier. Voici ma technique qui fonctionne à merveille puisqu’à partir de 5 ou 6 pieds achetés sur le bon coin, j’en ai plus d’une quarantaine maintenant.

Après avoir enfilé mes cuissardes, je retire un premier pied de la mare. Comme on peut le voir ici, le panier perforé a pratiquement explosé sous la pression des racines.

Après avoir retiré les feuilles mortes et coupé le chevelu racinaire qui dépasse, il faut sortir le pied du panier. Et là, adieu le panier. Une seule solution : le couteau.

Étape suivante : la division proprement dite. Pas d’hésitation, il faut y aller à la hussarde. Repérez un œil où jaillissent des feuilles et couper franchement la motte et son rhizome. Sur ce pied, on distingue clairement 5 départs de feuilles. Seuls 4 seront exploités car après inspection, il s’avère que deux départs n’en font qu’un. Et voilà pour les matheux : 1 divisé par 4 fait 4. Il est temps maintenant de replanter notre « bouture ». Comme j’ai décidé de couvrir une partie de la mare par des nénuphars, il me faut des récipients un peu plus costauds que les paniers perforés en gardant en tête qu’il me faudra les ressortir de l’eau dans 2 ou 3 ans. Le seau de maçon de 10 litres est idéal : une anse pour le retirer facilement du fond de l’eau et surtout son prix : 99 cents chez Leroy Merlin.

Dans le fond du seau, j’y met une très grosses poignée de compost bien fait. Le nénuphar est très gourmand et cela va favoriser sa reprise. Il existe dans le commerce des engrais pour nénuphar mais je préfère la solution « fait maison ».

Je remplie ensuite un bon tiers du seau avec du terreau et je le mélange avec le compost. Là, pareil. Tous les bons sites marchands louent les vertus du terreau aquatique à 20€ les 20 litres. Personnellement, je prends du terreau classique à 2.5€ les 40 litres, c’est amplement suffisant. La grosse difficulté de ce genre de terreau est qu’il remonte plus facilement à la surface et vient souiller le bassin. Mais pas de panique, j’ai la solution.

Je place une bonne couche de terre sur le dessus. Le nénuphar adore la terre bien grasse de type argile mais j’habite en bord de mer et les sols sont plutôt sablonneux. Fort heureusement, j’ai pu récupérer un peu de ce précieux ingrédient (merci Caro).

Je place ensuite le nouveau pied au centre du seau et je le remplis de terre jusqu’au collet. Bien tasser l’ensemble pour obtenir une bonne cohésion.

Étape cruciale : l’humidification du mélange. Il faut en fait inonder le seau avec l’eau du bassin jusqu’à ce qu’elle affleure le haut de la terre. Pourquoi ? La terre et les autres ingrédients ne sont pas homogènes et d’innombrables bulles d’air sont emprisonnées dans notre mélange. Si l’on met le seau tel quel dans le bassin, soit les bulles d’air s’échappent d’un seul coup, soit le seau se retourne. Dans tous les cas, votre bassin serait gravement souillé. Attendre que le mélange soit bien imbibé avant de passer à l’étape suivante.

Terminer l’opération en mettant une fine couche de sable et une bonne grosse dose de cailloux. Le sable empêchera la remontée soudaine de la terre lors de l’immersion et les cailloux serviront à lester l’ensemble. Notez que ce nénuphar va rejoindre la mare et qu’il n’y a pas de carpes kois dedans. Si vous voulez mettre votre nénuphar dans un bassin à kois, remplacer les cailloux par des pierres. Ces poissons adorent retirer les cailloux pour aller fouiller les pieds de nénuphar et là, c’est la catastrophe.

Voilà le résultat final. Un nouveau pied va démarrer. Je pourrai recommencer l’opération dans 3 ou 4 ans. Il ne faut pas trop attendre car les racines vont vite déborder de ce seau de 10 litres.

Les nouveaux pieds sont descendus dans la mare avant leur mise en place définitive. Remarquez ici que 1 divisé par 4 cela fait bien 4. C’est ce qui s’appelle avoir la bosse des maths.

Dernier conseil en passant. Quand vous nettoyez le nénuphar, regardez avec soin les racines et la terre de surface, il y a de précieux alliés pour votre filtration de bassin : des aselles. Sortes de petits crustacés qui ont deux fonctions très importantes au bassin. Primo, ils dévorent les détritus végétaux tombés dans le fond. Deuzio, les poissons en raffolent. Alors hop, direct dans ma filtration de bassin.

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