La trophobiose


Connaissez-vous la Trophobiose ?

Vous qui avez un jardin ou un potager, vous avez certainement remarqué que vos plantes courent de grands dangers si vous n’en prenez pas soin. Combien de fois peut-on remarquer que les feuilles de cet aulne sont dévorées par des tenthrèdes, les salades attaquées par des arions rufus ou le rosier assiégé par des pucerons ?

Des solutions naturelles existent, point besoin de pesticide ou autre produit chimique pour éloigner ces indésirables. Tout est question de bon sens ou de remèdes de grand-mère : Pulvérisation de savon noir pour les larves de mouches à scie ou les pucerons, récipient plein de bière pour les limaces…

Fort heureusement, la nature, dans sa grande générosité ou par besoin inexorable de réguler les espèces, met à la disposition des jardiniers amateurs que nous sommes des outils…..automatiques.

Vous voulez sauver vos aulnes ? Plantez des nichoirs à oiseaux. C’est impressionnant le nombre d’insectes que les mésanges telles soient bleues, charbonnières, huppées ou à longues queues peuvent chasser pour nourrir leurs petits.

Pour vos salades, le petit récipient de bière où les limaces peuvent se noyer peut être efficace à condition qu’il soit placé……chez le voisin. Bin oui, quoi ! La bière attire les limaces et vous la mettez au beau milieu de vos routes de salade ? Suicidaire. Par contre, si vous avez la chance de trouver des limaces tigrées dans votre potager, vos scaroles et autres laitues s’en porteront d’autant mieux.

Pour les pucerons du rosier, dame nature envoie la cavalerie. L’assaillante la plus connue est sans conteste la coccinelle. Mais il y a plus efficace encore. Dans nos articles précédents, vous avez découvert deux tueuses hors pair : la Tettigonia viridissima et la Chrysope verte.

Mais connaissez-vous la Trophobiose ?

Définition : La trophobiose (du grec trophê = nourriture et de -biose pour symbiose) est une association symbiotique entre deux organismes dont l’un fournit la nourriture à l’autre.

Explication : Le puceron attaque le rosier pour lui prendre sa sève dont il se nourrit. Puis une fois digérée, la sève est expulsée sous forme de liquide bourré d’éléments nutritifs. Ce liquide, appelé miellat, est particulièrement apprécié ….des fourmis. Ces dernières semblent avoir passé un pacte avec les pucerons : Vous nous fabriquez du miellat, on vous protège de vos prédateurs. C’est ça, la trophobiose. Les fourmis font de l’élevage de pucerons comme nous des moutons. On n’a rien inventé en fait.

 

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