Usurpation d’identité ?


mesange« Je ne suis pas celle que vous croyez ! »

Vous avez très certainement déjà observé ce petit oiseau qui passe d’arbres en arbres avec un petit groupe de congénères. Pas de doute : c’est une mésange à longue queue.

Elle est de petite taille, une quinzaine de centimètres,et possède un attribut qui permet de la reconnaitre du premier coup : sa queue. La longueur de celle-ci équivaut à la moitié de la taille totale de l’oiseau, d’où son nom. Son corps forme une petite boule de couleur noir et blanc avec quelques touches de rose et de brun. L’espèce commune de nos jardins est dite d’Europe centrale avec son sourcil bien noir en opposition avec l’espèce dite nordique qui est….couleur neige.

Notre ami Jean-Pierre, qui habite à 500m, nous dit depuis des années que des groupes complets visitent son jardin tous les ans. Frustration absolue : Pas moyen d’en voir chez nous sauf….cette année. C’est un balai aérien incessant. On en observe tous les week-ends et elles ne sont vraiment pas farouches les bougresses. Elles passent d’arbres en arbres à la recherche du moindre insecte qui y serait caché.

mesange-a-longue-queue-5Mais alors ? Pourquoi parler d’usurpation d’identité ? En fait, ce volatile n’est pas une mésange mais fait partie de la famille des Aegilhalidés. Tout comme les mésanges bleues, charbonnières ou huppées, elle possède un petit bec conique et pointu.

Mais la comparaison s’arrête là. La longueur de sa queue la distingue des autres familles de mésanges. Les mœurs de notre oiseau sont bien différentes. Tout d’abord, elle n’est pas cavernicole. Vous ne la trouverez jamais dans un de vos nichoirs en bois à la différence des mésanges. Son nid est constitué de mousses, écorces et plumes. Une des autres particularités singulières de notre amie est son esprit de famille. En effet, une première couvée de 6 à 12 individus a lieu en début de printemps. Les oisillons sont nourris deux à trois semaines par leurs parents avant de s’envoler du nid. Toutefois, ils restent ensembles pour aider les parents lors d’une deuxième couvée en juin. Et tout le monde met la main à la patte, euh ! l’insecte au bec, pour nourrir les nouveaux frères et sœurs. Toute la « petite » famille va ainsi passer l’année et tout l’hiver ensemble avant de se disperser au printemps suivant.

En définitif, le nom scientifique de cet oiseau est imprononçable et surtout pas facile à mémoriser d’où la simplification qui va bien : la mésange à longue queue. Et c’est très bien ainsi, non ?

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