L’épeire diadème.


L’épeire diadème.

araignee-image-animee-0063Les araignées ne sont pas des insectes, mais des arachnides (même famille que les scorpions et les acariens). Contrairement aux insectes, qui ont 6 pattes et un corps en 3 parties (tête, thorax, abdomen), les arachnides ont 8 pattes et un corps en 2 parties (céphalothorax et abdomen). L’épeire diadème est une araignée très commune en Europe ainsi que sur la côte d’opale. On peut facilement la reconnaitre grâce à la forme de croix blanche qu’elle porte sur son dos. Elle fait partie des 167 espèces d’araignées qui y sont recensées dont voici quelques spécimen observés dans notre jardin.

L’épeire diadème est remarquable à plus d’un titre.

Tout d’abords, la durée de vie de la femelle n’excède pas une année. Elle nait à la fin du printemps, se reproduit en été et meurt d’épuisement juste après. Pour le mâle, la sentence est encore plus radicale : s’il ne prends pas ses jambes, euh ! ses pattes, à son cou après l’acte sexuel, il risque fort de se faire dévorer tout cru par sa compagne. De toute façon, s’il échappe à ses chélicères (crochets), l’hiver aura raison de son céphalothorax (fusion tête + thorax) et l’ opisthosome ( abdomen ).

epeire teteepeire abdomen

Autre point remarquable : sa toile. L’épeire tisse une toile qui peut atteindre jusqu’à plusieurs mètres de diamètre. Elle se tient le plus souvent en son épeire et sa proiecentre, la tête vers le bas, les 2 premières paires de pattes groupées et étendues vers l’avant, la troisième à peu près horizontale, et la quatrième vers l’arrière. On la trouve aussi très souvent cachée sous une feuille à proximité de la toile, un fil la renseigne alors lorsqu’une proie s’est laissée prendre. Au moindre mouvement, elle se jette sur sa proie pour lui injecter son venin puis l’enroule dans un cocon qui servira de réserve pour plus tard. Soit dit en passant, son venin, quoi qu’en dise la vindicte populaire, est sans danger pour nous.  cimetière à mouchesSi une de ces charmantes bestioles vient à vous mordre, vous ne sentirez pratiquement rien sauf….si elle plante ses crochets sur une partie sensible de la peau comme le dessus de la main par exemple. Pour tisser sa toile, l’épeire diadème sécrète un fil de soie plus ou moins gluant où viendront se coller ses proies. On peut lire ici une article très intéressant sur la fabrication de ces toiles. Image

Remarquable aussi : sa progéniture. A la fin du printemps, on peut observer des grappes de teinte jaune et noire que l’on pourrait prendre pour une fleur. Lorsque l’on s’approche d’un peu plus près, on se rend compte qu’il s’agit en fait d’un nid qui peut contenir plusieurs centaines d’individus agglutinés les uns aux autres. Plongez une brindille dedans et vous verrez cette boule éclater de toute part. Les juvéniles détalent à bras, euh! pattes (décidément), raccourcis et attendent patiemment que le danger se soit écarter pour venir reformer leur petite boule protectrice, l’union faisant certainement la force.Nuage d'épeires diadèmes

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