Le râle d’eau


râle d'eauDiscrétion assurée !

observation

En cet hiver 2012, nous avons eu l’occasion de remarquer un petit oiseau bien discret. Longtemps caché derrière les roseaux et les arums, nous l’avons tout d’abords pris pour une poule d’eau. Puis, au détour d’un passage à découvert, nous avons réussi à prendre quelques clichés pour se rendre compte qu’il ne s’agissait pas d’une gallinule. Merci à Mlle Julie Robilliard de la Maison du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale qui me l’a identifié rapidement. Il s’agit en fait d’un râle d’eau.

De la taille d’un merle, c’est le plus grand des râles. Reconnaissable aux bandes noires et blanches sur les flancs et à son très long bec, partiellement rougeâtre. De loin, il paraît assez sombre, l’adulte ayant un dos brun-roux sombre taché de noir et un dessous gris bleu ardoisé. Ses flancs sont barrés de noir et blanc. Sa courte queue est souvent relevée et montre des sous-caudales blanches. La gorge et la poitrine sont ardoisées. Il a de longues pattes rougeâtres. La femelle est plus terne que le mâle. Le juvénile a un bec plus court et moins coloré. Ses flancs sont aussi moins contrastés. Sa gorge et le milieu de la poitrine sont blanc sale. Il est gris tacheté en dessous. (source oiseau-libre.net)

comportement

Avec son corps mince et comprimé latéralement, ses fortes pattes et ses courtes ailes le râle d’eau est parfaitement profilé pour s’insérer vivement et sans peine dans la végétation dense des marais. De nature paisible, il explore les végétaux aquatiques en quête de nourriture, sa queue brève agitée de mouvements incessants. En alerte, il se fige sur place puis finit par se précipiter à couvert. Le râle préfère courir  que voler. Cependant, lorsqu’il se décide à prendre son envol, il stagne à faible hauteur, au ras de la végétation, les pattes pendantes et ne tarde pas à se poser. Il peut également nager sur de courtes distances mais il ne s’éloigne jamais du couvert. Malgré ses longs doigts en apparence peu adaptés, le râle peut se percher au sommet des joncs, des roseaux et même sur les branches des arbres.

râle d'eau sur le sablePhoto prise en janvier 2013 au même endroit que l’année précédente. On peut voir un banc de sable consécutif au glissement de terrain survenu lors des inondations de novembre 2012.

régime

Le râle d’eau se sert de son long bec effilé pour se nourrir. Grâce à lui, il fouille la vase à la recherche de vers et de sangsues et brise la carapace des crevettes d’eau douce, des écrevisses et des insectes. Il mange également des petits poissons et consomme des éléments végétaux tels que les racines, les graines, les baies et parfois les céréales. Par temps de grands froids, il peut procéder à la prédation de petits passereaux. Au départ, les jeunes râles sont nourris par les adultes qui leur apportent des larves, des araignées et des crevettes d’eau douce mais ils acquièrent bien vite leur autonomie et apprennent à se nourrir seuls.

râle d'eau avec la tête dans l'eau

 

 

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